Antigravity
De nouveaux outils très addictifs
Une nouvelle drogue est arrivée sur le marché de la Tech et dans nos vies depuis quelques mois. Son nom ? Agentic Coding. C’est une grosse vague —un tsunami peut-être— d’outils avancés pour écrire du code. Le résultat de trois années d’avancées en matière d’intelligence artificielle depuis la sortie de ChatGPT. La star du moment c’est Claude Code, mais les autres ne sont pas loin derrière : Gemini CLI, OpenAI Codex, OpenCode, Antigravity… Il y en aurait déjà plus d’une trentaine.
Ces trucs sont dingues. On démarre une session et on se sent investi de super-pouvoirs. C’est la potion magique du développeur. C’est un peu comme discuter avec ChatGPT, sauf que chaque prompt déclenche des actions concrètes sur votre ordi. L’outil planifie tout seul, se fixe des objectifs, les décompose en tâches et les accomplit, dans l’ordre. Tel un Terminator, le truc ne s’arrêtera pas tant qu’il n’a pas atteint son objectif. J’exagère à peine.
En anglais on appelle ces systèmes agentic loops. On peut voir ça comme de multiples “agents” qui travaillent de concert pour atteindre un but. L’humain se contente d’orchestrer, de diriger les choses. Quand on sait un peu coder, c’est absolument jouissif. C’est un truc à en perdre le sommeil. On se dit qu’on est en train de vivre quelque chose auquel on ne devrait pas avoir droit. Que c’en est presque indécent. Les vidéos pullulent sur le sujet. Tapez “Claude Code” ou “Antigravity” dans YouTube. On en est à se demander de quoi est-ce qu’on pourrait bien avoir besoin rien que pour avoir le plaisir de lancer une nouvelle session. Et ça marche vraiment bien.
Armin Ronacher, un développeur chevronné, dit qu’il dort beaucoup moins depuis qu’il utilise Claude Code. Il compare l’outil à une sorte de drogue pour programmeurs (“catnip for programmers”), incroyablement addictive. Il explique qu’un changement significatif a été introduit avec la sortie de Claude Code en février 2025. On est passé de systèmes basés sur de l’autocomplete tel que Github Copilot, à des systèmes où s’opère une collaboration en temps réel entre l’humain et l’IA. Selon Ronacher, les outils les plus performants sont ceux pour lesquels un couplage existe entre les agents spécifiques et les LLM sous-jacents qu’ils utilisent pour fonctionner. Ce serait le cas pour les modèles d’Anthropic (Opus/Sonnet), avec une compréhension intégrée de ces outils implémentée dès le processus d’apprentissage des modèles. Ronacher a une compréhension très fine de la chose et l’écouter ou le lire est riche d’enseignements.
Si l’on souhaite essayer ces outils, Claude Code est payant (via l'abonnement ou l’API) mais d’autres sont gratuits ou disons bénéficient d’un free tier assez généreux : Gemini CLI et Antigravity de Google, OpenCode en open source. Je trouve que Google a fait fort avec ce nom “Antigravity”. D’après ChatGPT, il s’agirait d’une blague récurrente dans le milieu de la Tech selon laquelle Google est tellement puissant et avancé qu’ils auraient inventé une API permettant de supprimer la gravité terrestre…
Depuis septembre j’ai créé un blog, plus facile à mettre à jour que Substack, pour poster en direct toutes mes découvertes. C’est vraiment un truc de geek, une sorte de carnet de notes en ligne, un logbook. J’y poste les choses au fur et à mesure que je les découvre sans trop me prendre la tête sur le style, sinon, comme dit Simon Willison, on ne publierait jamais rien. Ensuite quand j’ai le temps je me relis et essaie d’insérer des liens vers les scripts qui fonctionnent ou des ressources que je trouve utiles. Je garde Substack pour les billets plus longs sur des sujets plus diversifiés. Une copie de ce blog est disponible sur Github, mais sa mise à jour est moins fréquente.
Et certains disent encore que l'IA est de la poudre aux yeux :-)